Vision globale et activité
Caroline, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, comment vous présentez-vous aujourd’hui et quelle est votre activité principale ?
Mon activité principale, c’est la création de sites internet. Plus globalement, je me définis comme une webmarketeuse. Créer des sites, j’adore ça, mais pour moi un site seul ne suffit pas à être visible. Quand les gens me contactent, je leur propose donc souvent une stratégie marketing complète : référencement local, Google Shopping, réseaux sociaux ou publicité, selon leur budget et leurs besoins.
Tu gères donc aussi les réseaux sociaux de tes clients ?
Oui, mais j’en fais beaucoup moins qu’avant. Aujourd’hui, je délègue cette partie à mes partenaires freelances parce que je n’ai pas le temps de tout gérer seule.
Tu as des salariés pour t’aider ?
Non, je n’ai pas de salariés, mais je travaille « seule mais accompagnée ». J’ai créé un collectif de freelances il y a deux ans. Il y a des graphistes, des vidéastes, un community manager et une rédactrice web. Ça me permet de rester agile sans avoir à gérer de l’humain au quotidien, ce qui ne correspondrait pas à mon caractère exigeant.
Quotidien et expertise scientifique
À quoi ressemble une de tes journées type ?
Je passe le plus clair de mon temps devant mon ordinateur. Je travaille exclusivement en ligne pour ne jamais perdre de données. Mes journées dépendent de mes projets : en ce moment, je travaille sur deux créations de sites avec beaucoup de codage, et j’accompagne une marque en prospection. J’essaie aussi de caler les petites demandes de mes clients réguliers au fil de l’eau.
Une fois le site terminé, est-ce que tu continues l’accompagnement ?
C’est une option. Je propose toujours une stratégie de suivi, mais le client est libre. Beaucoup choisissent de rester avec moi, au moins pour la maintenance technique du site.
Quelles sont les principales difficultés de ton métier ?
Il faut tout le temps être à la page. Ce n’est pas un savoir-faire figé. Il faut se documenter sans cesse sur le design, l’IA, les tendances… Pour moi, c’est une passion, donc je le fais sur mon temps libre, mais c’est indispensable pour ne pas rester ancré dans de vieilles méthodes.
Comment gères-tu l’équilibre entre ta vie pro et ta vie perso ?
Plutôt bien ! Mes enfants sont grands et mon mari est aussi entrepreneur, donc on se comprend. Ma vie de famille est mon garde-fou : c’est ce qui m’oblige à m’arrêter le soir et le week-end. Mon organisation est souple : si je prends du temps pour moi en semaine, je compense parfois le week-end.
Comment gères-tu les clients qui ont des idées qui ne sont pas forcément les meilleures ?
J’essaie de les conseiller et de les convaincre. S’ils ont des exigences précises, je les écoute, mais je donne toujours mon avis d’experte même s’ils ont le dernier mot. L’important pour moi, c’est la satisfaction client avant la rentabilité pure. Je préfère passer du temps à expliquer les choses plutôt que d’avoir un client mécontent.
Parcours et philosophie
Quel est ton parcours ? Tu as fait des études dans ce domaine ?
Pas du tout, je suis autodidacte. À la base, je suis chimiste ! J’ai fait une reconversion il y a dix ans. J’apprenais à coder avec des livres il y a 20 ans, bien avant les tutos YouTube. J’ai commencé par créer des sites gratuitement pour m’amuser, puis j’ai décidé de me professionnaliser quand j’ai vu la qualité médiocre de certains sites faits par des « pros ».
Qu’est-ce que ton passé de chimiste t’apporte aujourd’hui ?
Le raisonnement scientifique. Quand il y a un bug, je suis très carrée : je cherche l’erreur jusqu’à trouver la solution. Mon expérience en Recherche & Développement m’a aussi appris à être créative pour résoudre des problèmes complexes.
Si tu devais définir le fil rouge de ta carrière en un mot ?
La créativité. C’était vrai en chimie, et ça l’est encore aujourd’hui dans le web.
Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui veut se lancer ?
De ne pas prendre le marketing à la légère. On appelle parfois ça des « bullshit jobs », mais pour un client, c’est vital pour le développement de sa boîte. Il faut vraiment écouter le client et mettre en place une vraie stratégie, pas juste faire des petites actions au hasard. Et surtout : ne pas avoir peur d’échouer. Si on tombe, on se relève et on change de méthode !
« Le fil rouge de ma carrière ? La créativité. C’était vrai en chimie, et ça l’est encore aujourd’hui dans le web. »
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